Les journées en région se démultiplient et pour la semaine des mathématiques, une journée est organisée à Lille 3, pour la deuxième année consécutive.
Compte-rendu du lycée de Chelles
Petit compte-rendu de la journée filles du 12 décembre 2012 par 9 élèves volontaires de première S et terminale S du lycée Gaston Bachelard de Chelles.
Communiqué de presse (15 avril 2013)
Agir maintenant pour la parité dans les filières scientifiques et techniques: c’est ce que les associations femmes & mathématiques et Animath proposent. Elles organisent jeudi 25 avril une journée « Filles et mathématiques, une équation lumineuse » à l’université Paris-Nord, campus de Villetaneuse.
Nous attendons entre 80 et 100 jeunes filles scolarisées en Troisième et Seconde de Seine Saint Denis. Elles découvriront d’abord des mathématiques contemporaines à travers une conférence donnée par une mathématicienne.
Des étudiantes de grandes écoles des doctorantes, des mathématiciennes jeunes et moins jeunes, des femmes ingénieures etc., leur parleront des débouchés très divers après des études de mathématiques et les métiers scientifiques à l’occasion d’un speed meeting.
Elles participeront à une pièce de théà¢tre interactive pour leur faire prendre conscience du rà´le des stéréotypes dans les choix d’orientation.
Cette journée s’inscrit dans le cadre de la refondation de l’école dans lequel la lutte contre les stéréotypes est présentée comme une priorité du gouvernement.
Contacts téléphoniques :
Alba Cappa, secrétaire générale d’Animath (heures de bureau) 01 44 27 66 70
Véronique Chauveau, vice-présidente de femmes & mathématiques, 06 86 80 01 50
Martin Andler, président d’Animath, 06 62 35 31 48
Etat des lieux
Statistiques sur les résultats scolaires des filles et conséquences sur la place des femmes dans le monde du travail
L’égalité des filles et des garçons constitue une obligation légale et une mission fondamentale pour l’éducation nationale. Les écoles et les établissements scolaires sont devenus mixtes et on s’attendait à ce que l’égalité en découle automatiquement. Or trop de disparités subsistent dans les parcours scolaires des filles et des garçons.
Les filles réussissent mieux que les garçons
Dès l’école primaire, les filles obtiennent de meilleurs résultats scolaires que les garçons. Elles redoublent moins, leur taux de réussite au diplà´me national du brevet et au baccalauréat est plus élevé.
…mais n’ont pas les mêmes parcours scolaires
à€ la fin du collège, quels que soient leur milieu social d’origine ou leur réussite scolaire, les filles s’orientent plus vers l’enseignement général et technologique que vers l’enseignement professionnel (et très rarement dans les sections industrielles).
Dans l’enseignement général et technologique, elles délaissent plus facilement les filières scientifiques et techniques. Elles choisissent aussi des options différentes des garçons.
Orientations prises en 2011 à l’issue de la seconde générale et technologique : les filles sont 28% à choisir d’aller en S, 3% en STI2D, STAV, STL. Pour les garçons, ces pourcentages deviennent respectivement 38% et 12%.
Pour la Terminale, le pourcentage de filles varie beaucoup en fonction de la série : 45% en S, 56% en SRL, 61% en ES, ….
Après le baccalauréat :
La part d’étudiantes varie considérablement selon le type d’études : les scolarités du supérieur sont, comme celles du secondaire, très clivées selon le sexe.
Quels que soient leur origine sociale et leur parcours scolaire, les filles se dirigent moins que les garçons vers les filières sélectives comme les CPGE, les STS et les IUT.
Après un bac S, les garçons sont plus nombreux que les filles à choisir :
- une CPGE : 18% contre 9%
- un IUT ou un BTS : 16 % contre 7%
Dans les CPGE toutes confondues, il y a 42 % de filles mais
- 74 % des élèves des filières littéraires sont des filles
- 55% dans les CPGE économiques
- 30 % dans les CPGE scientifiques.
Seulement 27 % des diplà´mes d’ingénieurs sont délivrés à des femmes.
Le pourcentage des filles dans les IUT dépend du secteur :
- information-communication 80 %
- carrières sociales 79 %
- juridiques 78 %
- en production 7%
Les filles sont en revanche largement majoritaires dans les formations paramédicales ou sociales (80 %) et majoritaires dans les formations universitaires de santé (médecine, odontologie et pharmacie, 62 %)
A l’université o๠les jeunes femmes représentent globalement 57 % de la population étudiante.
- 28% en sciences fondamentales et applications
- 62% en santé (médecine, odontologie et pharmacie)
- 74% en langues
Les différences d’orientation entre filles et garçons ont des conséquences sur leur insertion dans l’emploi.
Filles et garçons intériorisent les stéréotypes sociaux de sexe de notre société et largement véhiculées de manière insidieuse et à doses homéopathiques par les médias, les parents, l’école …
Filles et garçons continuent à se conformer à ce qui est reconnu comme leur domaine respectif de compétence dans les schémas socioprofessionnels. La persistance des choix sexués est autant le fait des garçons que des filles : ils anticipent des rà´les adultes en fonction de représentations stéréotypées.
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Chercheures-chercheurs : des stéréotypes de genre dès les formations
Filles et garçons sur le chemin de l’égalité
Compte-rendu journée à Polytechnique
L’école Polytechnique est devenue mixte en 1972, cela fait donc plus de quarante ans, et le pourcentage d’étudiantes est d’environ de 17 %
Nous avons voulu y accueillir une journée réservée aux étudiantes en CPGE.
La menace du stéréotype
Journée « Filles et maths : une équation lumineuse » à Villetaneuse le 25 avril 2013
femmes & mathématiques et Animath organisent une journée « Filles et mathématiques, une équation lumineuse » , avec le soutien de la région Ile-de-France, de Cap’Maths et de Symantec
le 25 avril 2013 pour les élèves de Troisième et Seconde.
Elle se déroulera à l’Institut Galilée – Université Paris 13, campus de Villetaneuse.
Programme
Le programme de la journée est structuré autour de 4 temps forts:
- une promenade mathématique (une conférence de vulgarisation) par une chercheuse en mathématiques,
- une pièce de théà¢tre-forum (théà¢tre interactif),
- plusieurs moments d’échanges en petits groupes avec des ingénieures, mathématiciennes, informaticiennes… du milieu de la recherche ou de l’industrie,
- un déjeuner convivial,
- un atelier sur les métiers des maths ou sur les stéréotypes qui lient le genre et les sciences.
Inscriptions
Les professeurs qui désirent inscrire un groupe d’élèves sont invités à remplir le formulaire de pré-inscription. Ils recevront alors la suite des instructions par email.
Pour valider l’inscription, il faudra retourner les conventions de stage complétées pour chaque élève participante.
Les élèves qui souhaitent s’inscrire à titre individuel sont les bienvenues! Elles sont invitées à se mettre en contact avec les organisateurs par email, à l’adresse fillesetmaths@animath.fr. Ceux-ci leur transmettront alors la convention de stage à remplir et faire viser par l’équipe pédagogique et leur représentant légal.
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Formulaire d’inscription de groupe d’élèves :
D’Alembert : les Lumières et les ondes
Mercredi 27 mars 2013 a eu lieu à la Bibliothèque nationale de France la troisième conférence du cycle 2013 d’Un texte, un mathématicien. Elle était consacrée à Jean le Rond D’Alembert, et à ses travaux sur les vibrations des cordes tendues.
Cet exposé sur D’Alembert était animé par Patrick Gérard, directeur du laboratoire de mathématiques d’Orsay, et membre de l’Institut universitaire de France depuis 2009.
Les élèves et leurs professeurs de 6 lycées d’Ile-de-France ont assisté avec intérêt à cette conférence. Parmi eux, les lycées Louis Bascan de Rambouillet, Arsonval de Saint-Maur-des-Fossés, Montesquieu du Plessis-Robinson, ainsi que Condorcet, Charlemagne et Claude Monet à Paris.
Les lycées Bascan et Claude Monet ont également profité grà¢ce à l’équipe de la BnF d’une visite pédagogique de la bibliothèque ainsi que de l’exposition sur les Globes de Coronelli.
Patrick Gérard a parlé de la vie de D’Alembert, entre ses études de médecine, sa participation à l’écriture de l’Encyclopédie, et son vif intérêt pour les mathématiques. Il a également présenté ses travaux sur l’ondulatoire, ainsi que ses «Â héritiers », c’est-à -dire les mathématiciens qui jusqu’à aujourd’hui utilisent ses équations dans leurs travaux. Les professeurs ont été ravis par cette conférence, au cours de laquelle
« M. Gérard a su passionner les élèves et adapter son discours au niveau des lycéens ».
« L’exposé scientifique et historique était présenté de façon claire, simple et vivante »
Les élèves ont également beaucoup apprécié les pré-conférences organisées dans plusieurs lycées, qui ont permis de présenter des notions dépassant le programme scolaire.
Pour en savoir plus :
des informations sur la conférence sont disponibles sur le site de la Société Mathématique de France
Un résumé très intéressant de la pré-conférence de Nicolas Pouyanne au lycée Bascan.
