Top départ pour de nouvelles aventures mathématiques à la BnF !
Le mercredi 21 janvier 2026, le cycle « ‘Un texte, une aventure mathématique » a fait son retour à la Bibliothèque Nationale de France (BnF) avec un premier exposé « Bienaymé et l’extinction des familles » de Sandrine Dallaporta, enseignante-chercheuse à l’université de Poitiers.
Devant plus de 300 personnes, Sandrine Dellaporta a évoqué la carrière de Bienaymé et expliqué plus en détails le processus de Bienaymé-Galton-Watson, ainsi que d’autres exemples plus récents de processus de branchement. Pour cette première conférence 200 lycéens et lycéennesfranciliens ont fait le déplacement avec leurs enseignant·es jusqu’à la Bibliothèque Nationale de France (BnF).
Le cycle de conférence ne fait que commencer, puisqu’on retrouve le Mercredi 18 Février, Emmanuel Peyre, professeur à l’université Grenoble Alpes pour un exposé sur “Sophie Germain et l’histoire secrète du dernier Théorème de Fermat”.
Les inscriptions scolaires aux prochains exposés sont toujours ouvertes juste ICI.
Organisé par Animath, en collaboration avec de nombreuses structures d’enseignement supérieur et de recherche, le Tournoi Français des Jeunes Mathématiciennes et Mathématiciens existe depuis 2011.
Présentation du tournoi
Le TFJM² est une compétition par équipe qui porte sur des problèmes de recherche mathématique. Une liste contenant 8 problèmesest publiée chaque année en janvier. Ces problèmes sont issus de travaux de recherche. Ils n’admettent, à la connaissance du jury, pas de solution complète mais donnent lieu à des éléments de recherche. C’est l’occasion pour les lycéen·nnes d’avoir un premier contact avec le monde de la recherche.
Le tournoi de Metz
Le tournoi de Metz a été créé en 2026. Cette première édition aura lieu les 4 et 5 avril. Avant le tournois, consulter le programme juste ICI.
Les élèves et encadrants seront logés à l’internat de l’établissement pour la nuit du samedi au dimanche. Attention , les encadrants s’engagent à rester sur place pour gérer leur équipe durant toute la durée du tournoi (nuit comprise).
25€ Les frais d’inscription sont fixés à 21€, ils couvrent l’hébergement pour la nuit du samedi au dimanche et les frais de repas pendant tout le tournoi. Les élèves boursiers en sont exonérés sur présentation de leur notification de bourse. Les adultes encadrant les équipes n’ont pas à payer de frais d’inscription.
Qu’est ce que le cycle « Un texte, une aventure mathématique » ?
Les conférences du cycle « Un texte, une aventure mathématique » mettent en lumière les recherches mathématiques actuelles en les replaçant dans leur contexte historique. Ces conférences sont gratuites et destinées aux classes de première et terminale ainsi qu’au grand public. La participation des élèves se fait sur inscription :
Collective, par les enseignants pour leurs classes (location de car possible) ;
Individuelle, pour les élèves inscrits à titre personnel.
Il est également possible de rencontrer un chercheur ou une chercheuse en mathématiques pour échanger sur son parcours et son sujet de recherche. Enfin, une visite guidée du site François-Mitterrand (1h30) peut être réservée à 16h30 avant la conférence, prévue à 18h au Grand auditorium.
Ce cycle est co-organisé par la Société Mathématique de France et par la Bibliothèque nationale de France.
Résumé de la conférence
La Géométrie, avec La Dioptrique et Les Météores, est une des trois annexes du Discours de la Méthode (1637), l’un des textes philosophiques majeurs de René Descartes. L’édition de 2009 annotée par André Warusfel nous donne accès au contenu de ce texte qui a changé le visage de la géométrie. Descartes y pose les bases d’une méthode encore toujours enseignée au lycée pour résoudre certains problèmes géométriques : analyser le problème pour le convertir en équations, en attribuant des lettres (x, y,…) aux différentes inconnues du problème : longueurs, angles, coordonnées… Descartes s’attache alors à classer les problèmes et les équations par « degrés » croissants, espérant ainsi trouver une méthode systématique pour trouver les solutions. Ce texte sert à la fois d’exemple au Discours de la Méthode, mais aussi de point de départ, l’abstraction mathématique étant pour Descartes le terrain le plus sûr sur lequel développer la méthode qu’il appliquera ensuite pour progresser dans tous les domaines, scientifiques et moraux.
Pour beaucoup de mathématiciens cependant, considérer un problème géométrique uniquement sous l’angle analytique ne signifie pas le « comprendre », et la conférence sera l’occasion de réfléchir aux différentes manières de faire de la géométrie. Le Discours de la méthode nous livre aussi des réflexions très personnelles sur les conditions de travail du chercheur, abordant des questions plus que jamais d’actualité : la nécessité de publier, l’intérêt du travail solitaire ou en équipe, le lien entre mathématiques et autres sciences, et enfin les manières d’affronter la censure.
Qu’est ce que le cycle « Un texte, une aventure mathématique » ?
Les conférences du cycle « Un texte, une aventure mathématique » mettent en lumière les recherches mathématiques actuelles en les replaçant dans leur contexte historique. Ces conférences sont gratuites et destinées aux classes de première et terminale ainsi qu’au grand public. La participation des élèves se fait sur inscription :
Collective, par les enseignants pour leurs classes (location de car possible) ;
Individuelle, pour les élèves inscrits à titre personnel.
Il est également possible de rencontrer un chercheur ou une chercheuse en mathématiques pour échanger sur son parcours et son sujet de recherche. Enfin, une visite guidée du site François-Mitterrand (1h30) peut être réservée à 16h30 avant la conférence, prévue à 18h au Grand auditorium.
Ce cycle est co-organisé par la Société Mathématique de France et par la Bibliothèque nationale de France.
Résumé de la conférence
Le calcul des variations moderne prend son essor entre le 17e et le début du 19e siècle avec, entre autres, les travaux fondateurs de Newton, Euler et Lagrange. C’est dans ce contexte que Louis Augustin Cauchy introduit formellement en 1847, dans une note brève à l’Académie des Sciences, la méthode de descente de gradient. Presque anodine lorsque Cauchy l’invente, cette méthode a pourtant pris au fil des ans une importance colossale en optimisation numérique, au point d’être aujourd’hui un outil clé en intelligence artificielle. L’exposé reviendra sur les grands principes du calcul des variations et de l’optimisation, sur les aspects théoriques et numériques de la méthode de gradient, de Cauchy à aujourd’hui, et enfin sur ses applications et ses développements modernes : descente de gradient stochastique, optimisation par lots, méthodes inertielles, entraînement de réseaux de neurones…
Qu’est ce que le cycle « Un texte, une aventure mathématique » ?
Les conférences du cycle « Un texte, une aventure mathématique » mettent en lumière les recherches mathématiques actuelles en les replaçant dans leur contexte historique. Ces conférences sont gratuites et destinées aux classes de première et terminale ainsi qu’au grand public. La participation des élèves se fait sur inscription :
Collective, par les enseignants pour leurs classes (location de car possible) ;
Individuelle, pour les élèves inscrits à titre personnel.
Il est également possible de rencontrer un chercheur ou une chercheuse en mathématiques pour échanger sur son parcours et son sujet de recherche. Enfin, une visite guidée du site François-Mitterrand (1h30) peut être réservée à 16h30 avant la conférence, prévue à 18h au Grand auditorium.
Ce cycle est co-organisé par la Société Mathématique de France et par la Bibliothèque nationale de France.
Résumé de la conférence
Mathématicienne et physicienne autodidacte, Sophie Germain (1776-1831) est une des toutes premières à prouver des résultats significatifs dans le sens du dernier théorème de Fermat.
Inspiré par un exercice de mathématiques remontant à l’antiquité, ce dernier, décédé en 1665, écrit dans la marge d’un livre de sa bibliothèque l’énoncé suivant, publié après sa mort : « /Si p est un entier supérieur ou égal à trois, alors la puissance p-ème d’un entier strictement positif ne peut s’écrire comme somme de deux autres puissances p-èmes./ » Jusqu’au début du XIXe siècle, la preuve de cet énoncé n’est connue que si p est un nombre divisible par 3 ou 4. Les travaux de Sophie Germain sur le sujet ne seront pas publiés de son vivant et sa contribution ne sera révélée que progressivement. Ses échanges de lettres avec Carl Friedrich Gauss et sa collaboration avec Adrien-Marie Legendre participent néanmoins à la naissance de la théorie des nombres, dont un des succès les plus retentissants est sans doute la preuve complétée par Andrew Wiles en 1994 de l’énoncé de Fermat !
Qu’est ce que le cycle « Un texte, une aventure mathématique » ?
Les conférences du cycle « Un texte, une aventure mathématique » mettent en lumière les recherches mathématiques actuelles en les replaçant dans leur contexte historique. Ces conférences sont gratuites et destinées aux classes de première et terminale ainsi qu’au grand public. La participation des élèves se fait sur inscription :
Collective, par les enseignants pour leurs classes (location de car possible) ;
Individuelle, pour les élèves inscrits à titre personnel.
Il est également possible de rencontrer un chercheur ou une chercheuse en mathématiques pour échanger sur son parcours et son sujet de recherche. Enfin, une visite guidée du site François-Mitterrand (1h30) peut être réservée à 16h30 avant la conférence, prévue à 18h au Grand auditorium.
Ce cycle est co-organisé par la Société Mathématique de France et par la Bibliothèque nationale de France.
Résumé de la conférence
Irénée-Jules Bienaymé est inspecteur général des finances dans la première moitié du 19e siècle, après avoir fait des études en probabilités. Sa carrière administrative l’amène à s’intéresser de près aux questions de mortalité dans la société française en général. En parallèle de sa carrière administrative, Bienaymé est un fervent défenseur du calcul des probabilités tel que développé par Laplace, dont il continue l’oeuvre. Il critique vertement les travaux qui en font un usage qu’il juge dévoyé et excessif.
La question de l’extinction des familles de l’aristocratie française lui fait poser les bases en 1845 de ce qui s’appelle actuellement le processus de Bienaymé-Galton-Watson. Ce processus représente l’évolution simplifiée des générations successives d’une famille et il est alors possible de calculer la probabilité qu’elle s’éteigne. Passé complètement inaperçu à l’époque (il sera redéfini de manière indépendante par Galton et Watson dans les années 1870), ce modèle est un premier pas vers les processus de branchement.
Dans cet exposé, nous évoquerons la carrière de Bienaymé, le processus de Bienaymé-Galton-Watson plus en détail, ainsi que d’autres exemples plus récents de processus de branchement.
Ouvertes aux lycéens volontaires de première de toutes séries de l’enseignement public et privé sous contrat, les olympiades nationales de mathématiques permettent d’aborder autrement les mathématiques et de souligner leur lien avec les autres sciences.
L’épreuve écrite (4 heures) est composée de deux parties de deux heures chacune le même jour : deux exercices communs à toutes les académies, et deux exercices spécifiques à leur académie ou région académique. Ces exercices couvrent les programmes enseignés au collège, en seconde générale et technologique, ainsi que des éléments communs des programmes enseignés dans diverses classes de première. Ils abordent également, pour les élèves en spécialités mathématiques de lycée général, des notions de leur programme. Les deux parties sont indissociables et séparées d’un intermède de cinq à quinze minutes.
Le palmarès et les remises de prix
Chaque académie corrige les copies et établisse un palmarès. Elles organisent ensuite des remises des prix académiques. Elles transmettent au groupe national les meilleures copies, le palmarès et les énoncés des exercices.
Le groupe national établit alors le palmarès national. Des prix sont attribués pour les participations individuelles, d’autres pour les travaux en équipes.
Une cérémonie de remise des prix nationaux est ensuite organisé par le ministère et les différents partenaires. Les meilleurs lauréats nationaux peuvent obtenir des bourses pour des universités d’été ou des stages d’entraînement à d’autres compétitions mathématiques.
Le calendrier 2026
20 février 2026 : clôture des inscriptions en académies.
17 mars 2026 : épreuve écrite (4 exercices en 4 heures) en individuel et par équipes si possible mixtes (de 2,3 ou 4), selon cursus (technologique, général, général spécialité mathématiques).
18 mars 2026 : épreuve écrite (4 exercices en 4 heures) en individuel et par équipes si possible mixtes (de 2,3 ou 4), selon cursus (technologique, général, général spécialité mathématiques).
Mai 2026 : réunion du jury national.
Mai-Juin 2026 : cérémonie de remise des prix académiques et nationaux.
Le Tournoi Français des Jeunes Mathématiciennes et Mathématiciens existe depuis 2011. Il est organisé par Animath, en collaboration avec de nombreuses structures d’enseignement supérieur et de recherche. Ce tournoi est destiné aux élèves de lycée.
Le TFJM² est une compétition par équipe qui porte sur des problèmes de recherche mathématique. Une liste contenant 8 problèmes est publiée chaque année en novembre-décembre. Ces problèmes sont issus de travaux de recherche. Ils n’admettent, à la connaissance du jury, pas de solution complète mais donnent lieu à des éléments de recherche. C’est-à-dire que leurs auteurs sont certains qu’un travail de recherche élémentaire peut être mené sur ces problèmes. De plus ils sont accessibles à des lycéen·ne·s même s’ils peuvent requérir des connaissances pas encore abordées.
Cap sur l’Australie : l’équipe de France à l’IMO 2025
Comme tous les ans, la France prend part à l’IMO (International Mathematical Olympiad, ou OIM en français), la plus prestigieuse des compétitions de mathématiques pour lycéen·nes. L’édition 2025 se tient en Australie, sur la Sunshine Coast près de Brisbane, du 10 au 20 juillet.
Cette année, la France sera représentée par6 élèves de 16 à 18 ans : Maxime Chevalier, An Pha Dang, Hadrien Faucheu, David Lei, Ruirong Li et Solal Pivron–Djeddi. L’équipe est accompagnée de Vincent Jugé (chef d’équipe) et Rémi Lesbats (chef d’équipe adjoint).
Le voyage commence à Châtelet–les–Halles, direction Roissy via RER, puis un long trajet aérien (via Dubaï) jusqu’à Brisbane où nos élèves ont pu découvrir les spécialités locales et monuments historiques afin de décompresser avant le début de la compétition.
Après une cérémonie d’inauguration riche en émotion grâce à la prise de parole de Ben Kirk, président de l’IMO 2025, qui témoigne de son respect envers les peuples aborigènes et les tribus locales ayant vécu en Australie, la compétition peut commencer.
Les épreuves débutent mardi 15 juillet, avec une première matinée d’examens intenses : un problème de combinatoire avec des points à relier, un problème de géométrie et une équation fonctionnelle arithmétique avec une divisibilité (comme l’avait prédit Solal au petit-déjeuner). Le lendemain, notre équipe s’attaque à trois nouveaux exercices : un problème d’arithmétique, un jeu à 2 joueurs à base d’inégalités et un problème de combinatoire.
Après deux jours de compétitions, c’est l’heure pour nos accompagnateurs de corriger les copies puis de les défendre face aux coordinateurs. Pendant ce temps, nos jeunes participants ont pu profité des nombreuses activités proposées par les organisateurs : découverte des animaux locaux au zoo, parc d’attractions, échecs et géométrie.
À l’issue de ces journées de dur labeur, pour les élèves et les encadrants, voici finalement les résultats détaillés :
🥇 Maxime Chevalier : médaille d’or
🥈 David Lei et Solal Pivron–Djeddi : médaille d’argent
🥉 Ruirong Li et Hadrien Faucheu : médaille de bronze
🌟 An Pha Dang : Mention honorable
Au classement par équipes, la France termine 30e sur 114 pays ! Félicitation à toute l’équipe pour leur superbe performance et à nos encadrants pour leur accompagnement tout au long de la compétition.
Cette compétition marque la fin de cette année olympique 2024-2025, riche en médailles et en souvenirs inoubliables. Bravo à tous nos élèves pour leur engagement et leurs performances !
Retour sur la 26e édition du Salon Culture et Jeux Mathématiques : « Maths hors les murs »
Du 12 au 15 juin 2025, la place Saint-Sulpice (Paris 6ᵉ) a accueilli la 26ᵉ édition du Salon Culture et Jeux Mathématiques. Cette année, le thème était « Maths hors les murs », une belle façon de montrer que les mathématiques ne se trouvent pas seulement dans les manuels scolaires ou en classe, mais aussi tout autour de nous, dans la vie quotidienne, dans la ville, et même dans la nature.
Pendant deux jours, plus de 2 500 élèves, principalement de 6ᵉ et 5ᵉ, sont venus découvrir les maths autrement, à travers des ateliers variés et ludiques proposés par une soixantaine d’exposants. Catapultes, énigmes, constructions, expériences interactives… Les enfants ont pu manipuler, expérimenter, chercher, construire, tester et surtout s’amuser avec les maths.
Pendant le salon, élèves comme grand public ont pu assister à des conférences, notamment sur la loterie anglaise, participer à des quiz mathématiques, et profiter de spectacles mêlant humour et science.
Parmi les moments forts de cette édition, Laure Saint-Raymond, marraine du salon, a notamment discuté avec des collégiens autour des marches aléatoires. La Poste était également présente pour dévoiler en avant-première un nouveau timbre à l’image d’Alexandre Grothendieck, un des plus grands mathématiciens du XXᵉ siècle.
Comme chaque année, le salon a aussi accueilli des concours et remises de prix, dont celle du concours vidéo Vidéodimath, récompensant des productions originales réalisées par des élèves ou des passionné·es, la remise des prix Tengante mais aussi celle du concours Mathador, ouvert aux classes en semaine et au grand public le week-end.
Le salon ne se limitait pas aux jeux et conférences. Un stand dédié aux métiers permettait aux jeunes de discuter directement avec des professionnel·les des mathématiques et de l’informatique. Ils pouvaient poser leurs questions, découvrir des parcours, et peut-être se projeter dans ces filières. Des questionnaires sur les stéréotypes permettaient aussi de réfléchir à la place des filles dans les sciences. Un speed-meeting spécial lycéennes a même été organisé pour favoriser les échanges entre jeunes filles et les encourager à oser les carrières scientifiques.
Enfin, le public a pu admirer une exposition de photos réalisées par des enseignants et des visiteurs, autour du thème « maths hors les murs », capturant des instants du quotidien où les maths se cachent parfois sans qu’on y pense.
Cette édition du salon, sous un beau soleil, a encore une fois montré que les mathématiques sont partout et accessibles à tout le monde. Elles peuvent aussi être source de plaisir, de découverte et de partage.
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