[
Page principale
-
Bibliographie
-
Annales
-
Liens
]
[
Olympiades :
française
-
internationales
-
académiques
]
[
Clubs :
Thèmes
-
Universités d'été
-
Coordonnées
]
Exercice 1
Supposons pour fixer les idées que l'aire maximale d'un triangle
soit obtenue pour le triangle
. Par hypothèse, l'aire de ce triangle est inférieure à
.
Prenons maintenant un point
quelconque. L'aire du triangle
va être inférieure à celle de
. Cela implique que le point
va devoir se situer dans la partie du plan délimitée par les droites
et
(voir figure).
De même, en considérant les triangles
et
, on voit que le point
doit se situer dans l'intersection de trois parties du plan de la forme précédente. Cette intersection est précisément le triangle dessiné en gras sur la figure. Son aire vaut quatre fois celle du triangle
, elle est donc inférieure à
. Ainsi, quitte à agrandir un peu ce triangle, on a répondu à la question voulue.
Exercice 2
Cette suite existe bien. Nous allons la construire par récurrence.
L'idée en fait est de construire les termes de la suite non pas un par un, mais deux par deux. Cela afin de pouvoir donner toutes les valeurs possibles aux termes de la suite. Mais voyons plutôt comment on procède.
L'hypothèse de récurrence que l'on fait est la suivante. Les termes
sont construits et vérifient :
- pour tout entier x compris entre
et k, il existe un indice n compris entre
et
tel que
![]()
- pour tout indice n compris entre
et
, la somme
est divisible par n
- il n'existe pas d'indice i et j tels que
et
![]()
D'abord il est clair que si l'on arrive à montrer cette propriété par récurrence, on aura construit une suite comme on le désire.
Initialiser la récurrence est simple, il suffit de poser
. Voyons maintenant comme on prouve l'hérédité. Il s'agit de construire les termes
et
. On doit déjà avoir :
et
étant premiers entre eux, on voit que l'on peut choisir
comme on le souhaite, ce système aura toujours une solution (et même des solutions arbitrairement grandes) en
. Si l'entier
n'apparaît pas parmi
, on prend
. Sinon, on choisit arbitrairement
parmi les entiers qui n'apparaissent pas parmi
, cela bien sûr afin de satisfaire le point 3.
Maintenant
choisi, on résout le système et on prend
une solution suffisamment grande pour qu'elle n'apparaisse pas parmi
. Cela convient.
Exercice 3
Une telle fonction f existe. Pour la construire, nous allons procéder de la façon suivante.
On définit d'abord f sur les entiers impairs en posant :
On prolonge ensuite f à
tout entier : soit n un entier, il existe alors un unique couple
tel que
où m est un entier impair. On pose alors
,
étant bien déjà défini.
Il ne reste plus qu'à vérifier que notre fonction satisfait bien les conditions de l'énoncé. Prenons donc n un entier, il s'écrit sous la forme
où m est impair. Tant que
n'est pas congru à
modulo
, on va avoir :
Notons
le plus petit entier tel que
soit congru à
modulo
. D'après ce que l'on a dit précédemment, on va avoir :
D'autre part
et si k est compris entre
et
, on voit immédiatement par récurrence que :
Finalement
, ce qui est bien ce que l'on désirait.
Remarque
Ce qui précède n'a en fait rien de mystérieux. Si f est une fonction qui vérifie les conditions de l'énoncé, on peut calculer
des deux façons suivantes :
Ainsi notre fonction est contrainte à vérifier
. Cela implique qu'elle « passe au quotient par multiplication par 2 ». Cela signifie que l'on peut définir à partir de f une fonction
définie sur les nombres impairs et prenant ces valeurs dans les impairs également et telle que pour tout entier u et tout entier impair m, il existe un entier
qui vérifie la relation :
Il est facile de voir qu'une telle fonction
vérifie une équation fonctionnelle plus simple, à savoir
. Celle-ci se résout facilement : on peut par exemple permuter les
nombres premiers nombres impairs, puis permuter les
suivants, etc. Il reste donc à voir comment faire pour reconstruire f à partir de
...
Exercice 4
Un tel entier existe. L'idée pour le construire consiste à prendre un nombre qui ne s'écrit qu'avec des
et des
, les
étant suffisamment espacés pour que lors de l'élévation au carré, ils ne puissent pas interférer entre eux.
Plus précisément, on pose :
Évidemment la somme des chiffres de a est bien
. Calculons maintenant
. On a :
L'unicité de la décomposition en base
assure que tous les exposants qui apparaissent précédemment sont distincts et que l'on a donc bien là l'écriture de
en base
. La somme des chiffres est donc
, ce qui est bien ce que l'on souhaitait.
Exercice 5
On utilise l'inégalité arithmético-géométrique :
L'hypothèse
permet alors de montrer que :
De même, on a les inégalités :
En additionnant tout cela, on obtient l'inégalité désirée.
Exercice 6
Commençons par faire une figure :
Appelons comme sur la figure
l'angle
. D'après la propriétés des angles inscrits, l'angle au centre
vaut alors
. Le triangle
étant isocèle, ceci permet de calculer l'angle à la base. On a ici :
De même si on avait appelé
l'angle
, on aurait eu
. Mais les angles
et
sont opposés par le sommet et donc égaux. Cela prouve que
et donc que
est la bissectrice de l'angle
.
On déduit de ce qui précède également la valeur de l'angle
qui est
. Comme on sait par ailleurs que B est sur la bissectrice de
, cette dernière égalité suffit à prouver que B est en fait le centre du cercle inscrit au triangle EAF.
Les angles
et
sont donc égaux. Mais par ailleurs les angles
et
sont alternes-internes et donc égaux. Ainsi, les arcs
et
sont égaux puisqu'ils sont interceptés par deux angles égaux. Donc, les arcs
et
sont aussi égaux et puis
.
De la même façon, on prouve que
et on déduit l'égalité voulue en additionnant les deux précédentes.
[
Page principale
-
Bibliographie
-
Annales
-
Liens
]
[
Olympiades :
française
-
internationales
-
académiques
]
[
Clubs :
Thèmes
-
Universités d'été
-
Coordonnées
]

Pour toute question concernant Animath : animath (at) animath.fr
Pour toute remarque concernant ce site : webmaster (at) animath.fr
Dernière modification : 10 juillet 2004.
Page maintenue par Yann Ollivier.
Copyright
Tous les textes et le matériel figurant sur ces pages sont la propriété de leurs
auteurs.
Toute utilisation non commerciale est autorisée, avec mention de la source.
Toute utilisation commerciale est interdite.